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Hibou Grand-Duc de Verreaux (Bubo lacteus)

(720 mots dans ce texte ) -  lu : 2262 Fois


Taille : 66-71 cm
Envergure : 143 cm
Poids : mâle : 1615-1960 g
femelle : 2475-3115 g

Le grand-duc de Verreaux est un grand hibou, connu sous le nom de "Giant eagle owl" en anglais. Il est, en effet, le 3e plus grand rapace nocturne du monde, après le hibou grand-duc européen et le kétoupa de Blakiston.

L'adulte a le plumage gris-brun clair avec de fines lignes blanches ondulantes. Les scapulaires montrent l'extérieur blanc des plumes. Les rémiges et la queue sont foncées, brun sombre, largement barrées de gris clair. La gorge est blanche, bien visible quand l'oiseau crie.
Les disques faciaux sont gris-brun clair avec une bordure large brun sombre. Les touffes auriculaires sont gris-brun avec de fines vagues claires.

On peut voir des plumes sétiformes noires à la base du bec. Le bec est couleur crème avec la cire bleu-gris. Les yeux sont brun foncé protégés par une paupière rose foncé bien visible de près. Les pattes emplumées sont blanchâtres finement barrées de gris. Les doigts robustes sont brun clairs.

Les deux sexes sont semblables en plumage, avec la femelle environ 13% plus grande que le mâle.

Le grand-duc de Verreaux est largement répandu dans l'Afrique sub-saharienne, mais il est absent du désert de Namibie et des forêts pluviales tropicales. Il est moins commun et plus localisé dans l'ouest que dans l'est et le sud de l'Afrique.

Le grand-duc de Verreaux vit depuis le semi-désert aride jusqu'aux humides forêts de grands arbres. Il fréquente les zones où les arbres sont bien développés, les savanes sèches et boisées et les zones qui bordent les forêts et les bosquets. Il est absent du désert sans arbres et des forêts denses, mais il est commun dans les forêts ouvertes. Le grand duc de Verreaux est peu commun à localement commun résident dans son habitat. Les populations ne sont pas globalement menacées et pas encore considérées comme étant en danger.

Le grand-duc de Verreaux se nourrit d'une grande variété de proies, telles que les oiseaux, gibier, canards, corneilles et les jeunes hérons, mais aussi de mammifères tels que les hérissons, les lièvres, les mangoustes, les petits rongeurs. Il consomme aussi des grenouilles, des scarabées et des criquets.

Le grand-duc de Verreaux nidifie dans des nids abandonnés par d'autres oiseaux tels que les aigles, les vautours, les corneilles ou les ombrettes. Au Kalahari, il nidifie au sommet des énormes nids des républicains sociaux.

Le nid est fait avec des rameaux de bois. La femelle dépose deux grands oeufs ronds et blancs en juin, juillet ou août. L'incubation dure environ 38 jours, assurée par la femelle qui reste au nid tandis que le mâle chasse pour eux deux et la nourrit au nid.

Le premier poussin qui naît est nourri par les deux parents. Si les ressources de nourriture sont insuffisantes, le second mourra. Sinon, les deux peuvent être élevés. Le poussin survivant abandonne le nid au bout de neuf semaines, et souvent avant de savoir voler. Il restera avec ses parents pendant trois mois. On trouve des restes de proies et des pelotes de réjection accumulées près du nid, trahissant sa présence.

Chant : Le grand-duc de Verreaux n'a pas vraiment de chant, il "grogne", en poussant des "gwook, gwook" à intervalle régulier, il émet également des gémissements aigus que l'on entend de loin. Lorsque la femelle couve son ou ses petits, elle émet avec la couvée des cris stridents pour appeler le mâle et réclamer la nourriture.

Régime : Les Anglo-Saxons identifient le grand-duc de Verreaux comme un "Apex predator", c'est-à-dire le prédateur qui est au sommet de la chaîne alimentaire de son territoire. Il va chasser tous les types de proies : les reptiles, les insectes, les mammifères de taille petite ou moyenne, tous les rongeurs, mangoustes, singes, très doué pour les hérissons qu'il sait peler ! On l'a vu attaquer de petits phacochères ! Tous les oiseaux sont des proies potentielles en vol ou au sol : passereaux, anatidés, ardéidés, les autres rapaces plus petits ou les serpentaires. Son régime varié en fait un pêcheur lorsqu'il est prêt des points d'eau. Ses périodes de chasse étant le crépuscule et la nuit, ses seuls concurrents ailés, les grands aigles comme l'aigle martial ou l'aigle couronné, ne rentrent pas en concurrence puisque diurnes.

Page réalisée par Van Tomme Thibaut


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