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Ninoxe Aboyeuse (Ninox connivens)

(1092 mots dans ce texte ) -  lu : 2456 Fois


 

Taille : 35-45 cm
Envergure : 85-100 cm
Poids : 425-510 g

La ninoxe aboyeuse doit son nom à l'un de ses cris caractéristiques, assez semblable au grognement d'un chien.

Les ninoxes aboyeuses nichent à la fin de l'hiver austral et la plupart de leurs nids sont trouvés entre juillet et septembre. Dans la péninsule du Cap York et la région d'Arnhem, les ninoxes se reproduisent un peu plus tôt, par contre on ne constate aucune différence entre le nord du Queensland et l'état de victoria. Au début de la saison, le mâle et la femelle perchent côte à côte, animant la forêt par leurs cris.

Le mâle choisit le site de nidification, mais il lui rend rarement visite après le dépôt des œufs. Le nid est situé dans une large cavité creusée dans le tronc ou une grosse branche, à quelques 30 m au-dessus du sol. Occasionnellement, il est placé à la fourche profonde d'un arbre, dans une crevasse de rocher ou un terrier de lapin. Le site est utilisé pendant plusieurs années consécutives.

La femelle occupe la cavité peu de temps avant la ponte qui comprend habituellement 2 ou 3 œufs, parfois un seul. Ces derniers ont une couleur blanc terne, sont de forme sphérique et mesurent au maximum 50 X 40 mm. Ils sont déposés à 2 ou 3 jours d'intervalle. La femelle couve seule pendant 36 jours.

Les jeunes oisillons ont deux duvets successifs blancs et ils séjournent dans le nid pendant 35 jours. Toutes les jeunes ninoxes quittent le nid alors qu'elles ont encore une abondante quantité de duvet, mais dans ce domaine, la ninoxe aboyeuse surpasse encore toutes les autres.

Une fois qu'ils ont acquis leur autonomie, les juvéniles perchent à proximité du nid où ils sont nés et ils restent au sein du groupe familial pendant plusieurs mois.

L'adulte se caractérise principalement par sa poitrine fortement striée, ses couvertures alaires tachetées de blanc et ses iris jaune brillant. Le front, le capuchon, la nuque et le disque facial présentent une teinte brune qui varie en nuance de sable clair à sable foncé.

Certains individus présentent un sourcil finement crayonné de blanc. La partie supérieure des ailes et le dos sont bruns avec d'évidentes taches blanches. Le haut de la queue est discrètement barré de brun sombre.

La gorge est brune, blanche ou blanche striée de brun. Les plumes de la gorge sont érectiles, provocant un effet de barbe pour les oiseaux qui ont une gorge blanche. Le dessous (poitrine et ventre) affiche une couleur blanche avec des stries brunes qui ont la forme de longues gouttelettes.

Les plumes allongées du dessous forment une sorte de culotte qui masque partiellement le haut des pattes jaunes. Le dessous de la queue porte de larges barres brunes et blanches. Les globes oculaires sont larges et renferment un iris jaune éclatant. Le bec est noirâtre ou corne foncé.
Il y a une légère différence de taille entre mâle et femelle.

Cependant, les ninoxes de la forêt de Pilliga (Sud-Est de l'Australie) pèsent entre 645 et 960g. En moyenne, le mâle est 8% plus lourd que la femelle. Sa distribution est très inégale et son aire de répartition très morcelée. Elle est plus commune dans le nord de l'Australie.

Vu qu'elle marque une nette préférence pour les grands arbres, elle est quasiment absente du centre semi-désertique du continent, mais également de la plaine Nullarbor (région d'Adelaide à Perth), de la Tasmanie et des grandes îles situées au large.

La ninoxe aboyeuse est également présente en Nouvelle-Guinée et aux Molluques. Il existe 5 sous-espèces : N.c.connivens, assimilis, peninsularis, rufrostrigata et occidentalis.

Les grands arbres qui abritent des sites favorables à la nidification et au repos constituent l'habitat idéal. La ninoxe choisit en priorité des paysages ouverts, tels que les petits cours d'eau et les rivières bordés d'eucalyptus, les parcelles isolées d'arbres et les zones boisées clairsemées.

Dans le nord de l'Australie, en plus des habitats déjà cités, elle semble apprécier les endroits marécageux pourvus d'érables à écorce de papier. Bien qu'elle soit habituellement très prudente lorsqu'elle niche, elle s'habitue à la présence humaine et il n'est pas rare de l'apercevoir près des bâtiments des fermes ou même dans les rues des petites villes.

Elle se tient presque toujours à proximité de l'eau. La ninoxe aboyeuse chasse un large panel de proies. Elle capture de nombreuses sortes d'oiseaux : moineaux domestiques, méliphages à oreillons bleus, kookaburras rieurs et à ailes bleues, grallines-pies, petits pigeons, podarges gris, perruches à croupion rouge, cassicans flûteurs, corbicraves leucoptères, cacatoès et nombreuses espèces de canards. Dans le sud de l'Australie, le lapin sauvage semble être devenu sa proie principale, mais elle attrape aussi des écureuils planeurs, des petits opossums, des chauves-souris et des rongeurs.

Comme les autres ninoxes, elle ingurgite de nombreux insectes, particulièrement en dehors de la saison des nids. A ce moment de l'année, les coléoptères et les criquets constituent ses proies les plus courantes.

La ninoxe aboyeuse est un chasseur agile et agressif. Elle chasse plus tôt dans la soirée et plus tard dans la mâtinée que les autres rapaces nocturnes australiens. La plupart des proies sont capturés au sol ou perchés.

Chant : La voix est extrêmement caractéristique. Deux cris bien distincts sont répertoriés. Le premier est un double-aboiement puissant 'wuf-wuf' ou 'wuk-wuk'. Ce cri, assez semblable à celui d'un chien, est toujours précédé d'un grognement bas que l'on n'entend qu'à faible distance. Produit habituellement au crépuscule et à l'aube, il prend la forme de jappements échangés entre le mâle et la femelle. Il peut durer plusieurs minutes, mais jamais toute la nuit comme ça peut être le cas avec le ninoxe boubouk. Le cri de la femelle est nettement plus tranchant, plus bref, et il porte à plus longue distance. Les femelles utilisent également une sorte de meuglement de bovidé lorsqu'ils communiquent avec leurs petits. Le second cri de la ninoxe aboyeuse ressemble à un cri perçant de femme. Il est d'une terrifiante intensité et possède une qualité très 'humaine'. On ignore exactement quelle est sa signification.

Régime : Les ninoxes aboyeuses capturent de nombreuses sortes d'oiseaux : moineaux domestiques, méliphages à oreillons bleus, kookaburras rieurs et à ailes bleues, grallines-pies, petits pigeons, podarges gris, perruches à croupion rouge, cassicans flûteurs, corbicraves leucoptères, cacatoès et nombreuses espèces de canards. Dans le sud de l'Australie, le lapin sauvage semble être devenu leur proie principale, mais elles attrapent aussi des écureuils planeurs, des petits opossums, des chauves-souris et des rongeurs. Comme les autres ninoxes, elles ingurgitent de nombreux insectes, particulièrement en dehors de la saison des nids. A ce moment de l'année, les coléoptères et les criquets constituent leurs proies les plus courantes.

 


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